Présentation A.L.M.E.C.

L'association A.L.M.E.C. a vu le jour à Longeville-les-St-Avold le 25 juin 2008. L'objectif principal de l'association est de promouvoir la mise en place de l'internet haut débit sur la commune et ainsi proposer aux entreprises et aux particuliers la disponibilité d'offres et de services numériques modernes. Pour plus d'information sur l'association rendez-vous sur la page statuts.

Communication de A.D.Q.V de Bitche – Lettre au Préfet de Moselle Gestion SYDEME

A tous,

Vous trouverez ci dessous une communication de l’association ADQV de Bitche qui depuis des années se bat contre la gestion et les malversations dans la gestion du SYDEME .

Un courrier en ce sens a été adressé par le président de cette association au M.Le Préfet de Moselle  afin qu’il assume ses responsabilités afin de mettre un terme aux actions de l’équipe dirigeante du SYDEME . Des communes comme Goetzenbruck ont réuni leurs conseil municipal et voté à l’unanimité une motion contre la gestion désastreuse du SYDEME qui persiste à vouloir investir dans la méthanisation et ainsi de creuser de plus en plus le déficit.

Il est grand temps que d’autres communes prennent l’ampleur de ce problème et aillent et prennent des décisions identiques contre le SYDEME car ils sont redevables devant leurs administrés et concitoyens de cette gestion.  Le D.U.F de Faulquemont doit également se positionner clairement sur cette gestion désastreuse. La seule lettre de M.Lavergne (Président du DUF) et  envoyée il y a quelques mois au président de la chambre régionale des comptes Grand Est est loin d’être suffisante.( voir ci dessous)

Il faut une prise de position claire et sans équivoque de l’ensemble des membres de la communauté agglomération du DUF. Cela va être très difficile, car certains de ses élus sont également des vice présidents  dans l’organigramme du SYDEME qui ne se positionneront pas car leurs intérêts personnels sont en jeu .

Il serait grand temps que les maires des communes faisant partie du D.U.F de Faulquemont prennent des initiatives comme la commune et les élus de Goetzenbruck .Mais pour ce faire, il faut un courage politique que beaucoup n’ont et n’auront pas de peur car tous ont peur d’exprimer leurs opinions .

Bonne consultation.

Le Bureau

Délibération CM Goetzenbruck page 1

Délibération CM Goetzenbruck page 2

DUF – Le SYDEME dans le collimateur 

Article Républicain Lorrain : demande de l’A.L.M.E.C sur les terrains de foot synthétiques …

Copie article du Républicain Lorrain paru le Vendredi 3 mars 2018 – Edition de St Avold

 

Polémique Longeville : Interdire les terrains de foot  synthétiques ?

Christian Matejicek, président d’une association de Longeville-lès-Saint-Avold, réagit à la polémique concernant les terrains de foot synthétiques garnis de granulats de pneus recyclés. Il demande au maire d’appliquer le principe de précaution et d’interdire, par un arrêté municipal, l’accès à ces pelouses potentiellement nocives.

Photo HD Christian Matejicek, président de l’Association Longeville moderne et communicante. Photo archives RL/Thierry Sanchis

La diffusion du reportage d’ Envoyé spécial sur la potentielle nocivité des granulats de pneus recyclés couvrant certains terrains de football synthétiques et notre article du 25 février dernier a encouragé Christian Matejicek, président de l’A.L.M.E.C , association Longeville moderne et communicante, à adresser un courrier à Suzanne Thielen Kalis, maire de Longeville-lès-Saint-Avold.

Le responsable, par ailleurs conseiller municipal d’opposition dans la même ville, demande à l’élue de prendre « un arrêté et un moratoire interdisant, jusqu’à nouvel ordre, l’accès physique aux deux terrains de football d’entraînement » de Longeville enrobés de granulats de caoutchouc recyclé (contrairement au terrain d’honneur).

Comptez-vous envoyer le même courrier aux maires de Saint-Avold, Creutzwald ou encore L’Hôpital possédant, eux aussi, ce même type de pelouse synthétique ?

Christian MATEJICEK  : « Non, mais il convient aux élus de prendre conscience que tant que l’on ne sait pas, on prend des dispositions. Il incombe au maire de Longeville, notamment, de prendre toutes les décisions qui s’imposent en vue de protéger les populations et d’appliquer le principe de précaution défini par le Code général des collectivités territoriales.

Si Mme Thielen Kalis va dans ce sens, elle n’en sortira que grandie et prouvera qu’elle prend le problème à cœur en attendant le rapport de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, NDLR) annoncé pour juin. »

Si un arrêté est pris, ce sont des centaines de gamins qui seront privés de leur sport favori, alors qu’aujourd’hui aucune étude scientifique ne prouve la dangerosité du produit…

« Je ne veux pas arrêter les matchs, ni bloquer les terrains de foot de France et de Navarre… Ce qui me préoccupe surtout c’est la santé des enfants, plus exposés que les adultes. Il existe sans doute des plans B, des terrains en schiste où ils pourront s’entraîner et jouer. À Longeville, ils peuvent fouler le terrain principal… »

Si vous recevez une fin de non-recevoir de la municipalité, comptez-vous aller plus loin ?

« Le rôle de l’A.L.M.EC  est de prévenir les gens. Si Madame le Maire ne fait rien, je laisserai planer le doute sur la nocivité jusqu’à la publication de l’enquête gouvernementale. Et si un gamin tombe malade et qu’il fait partie du FC Longeville, alors sa responsabilité sera engagée. Il n’y a pas que les États-Unis qui sont concernés par ce problème de terrains synthétiques constitués de granulats de pneus recyclés. Cela peut arriver chez nous. Je ne suis pas en train de dire aux parents : si vous envoyez vos enfants au foot, ils vont tomber malades. Non ! Je veux juste que l’on applique le principe de précaution. »

Parents rassurés

« Les parents qui ont pris connaissance de votre article paru dimanche dernier ont été rassurés plutôt qu’inquiets, rapporte Denis Schmitt, président du FC Longeville-lès-Saint-Avold. Même d’autres clubs de football nous ont félicités d’avoir fait le bon choix. » Celui d’avoir opté pour une pelouse garnie non pas de granulats de caoutchouc recyclé mais de billes de polyuréthane, « sans incidences sur la santé ». L’adjoint aux sports fait également savoir que les jeunes footballeurs « s’entraînent et jouent déjà sur le terrain principal, une pelouse synthétique dernier cri occupée 40 heures par semaine alors qu’avec le précédent terrain en herbe, on ne pouvait y jouer que 10 heures par semaine. »

Malgré plusieurs tentatives téléphoniques, nous n’avons pas réussi à joindre la maire de Longeville.

Propos recueillis par Odile Boutserin.

Polémiques sur les stades synthétiques : Longeville pas concerné ? Oui et Non …

Copie de l’article du Républicain Lorrain publié dimanche 25 Février 2018 

 Longeville-lès-Saint-Avold: Pas de déchets de pneus sur le terrain de foot

Un reportage à charge sur les terrains synthétiques de football a été diffusé jeudi soir sur France 2 dans le cadre de l’émission Envoyé spécial. S’il a semé le doute dans le Landerneau du ballon rond, il a par contre conforté le président du Football-club de Longeville-les-Saint-Avold dans ses choix. Explications.

Photo HD Le président Denis Schmitt, pas peu fier de disposer un terrain de foot synthétique, sans granulats de pneus recyclés.
Photo Thiery Sanchis

Ils collent à la peau, s’infiltrent dans les chaussettes et les chaussures de sport, provoquent des démangeaisons et, pour couronner le tout, seraient à l’origine de cancers… Ils, ce sont des granulats de caoutchouc issus de vieux pneus recyclés qui, disséminés entre les fibres synthétiques des terrains de sport (football, rugby, tennis…), permettent d’amortir les chocs et les chutes. Mais selon le reportage Gazon suspect diffusé jeudi soir sur France 2 par Envoyé spécial , ces billes noires contiendraient des substances toxiques.

Depuis le début des années 2000, les pelouses artificielles ont remplacé progressivement les terrains herbeux pas toujours praticables. Ces gazons du XXIe  siècle peuvent être foulés par tous les temps et toutes les saisons sans être abîmés. Ils coûtent aussi moins chers à l’entretien. Fini les tontes, les produits phytosanitaires, les arrosages…

Des opposants aux terrains synthétiques ont dénoncé les brûlures lors des chutes et glissades des joueurs ou encore des problèmes articulaires. « Pour ma part, ce que j’ai pu remarquer lorsque je fréquente d’autres stades, c’est cette odeur de caoutchouc brûlé quand le soleil brille et qu’il fait très chaud », admet Denis Schmitt, président du FC Longeville. Mais, concernant les répercussions des granulats de caoutchouc sur la santé, le Longevillois reste prudent. Les produits chimiques, il les connaît bien pour avoir travaillé pendant dix ans  à la sécurité des salariés de l’usine Total de Carling. « J’ai toujours fait mienne cette devise : la santé n’a pas de prix ! ».

Aussi, quand il a été question de rénover le terrain de football de Longeville-lès-Saint-Avold, le président-adjoint au maire a défendu bec et ongles son dossier pour inciter les financeurs à opter pour un gazon dernier cri avec non pas des granulats de pneus recyclés mais « des billes de polyuréthane, semblables à ce qui est utilisé pour isoler les maisons et elles n’ont aucune incidence sur la santé », assure Denis Schmitt.

Évidemment, le coût n’est pas le même. « La tonne de polyuréthane coûte 1 500 €, celle de granulats de pneus recyclés, 180 €. Et sachant que notre terrain a nécessité 48 tonnes de billes, faites le compte ! ». Nous l’avons fait. 63 360 € de surcoût pour un terrain principal estimé à 500 000 € et inauguré en septembre dernier.

Le complexe sportif de Longeville-lès-Saint-Avold dispose de deux autres surfaces synthétiques réservées aux entraînements. En grattant la surface, on y trouve ces fameux granulats de caoutchouc noirs qui font l’objet d’une polémique, surtout aux États-Unis. À Washington notamment où une coach sportif a dressé une liste de plus de 200 noms de footballeurs et footballeuses – en majorité des gardiens de but plus exposés- atteints de lymphomes et autres maladies cancéreuses. Pour sa part, le Gouvernement français a chargé l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) d’évaluer les risques potentiels de ces gazons synthétiques. Le rapport devrait être rendu fin juin.  Denis Schmitt est serein.

Commentaires de  l’A.L.M.E.C :

Comme le précise le Président du Football club de Longeville M.Denis Schmitt le nouveau stade n’est pas concerné, par contre sur les 2 autres terrains synthétiques d’entrainement existants  on y trouve ces fameux granulats de caoutchouc recyclés (voir article R.L)

Nous demandons à la Mairie et à M.Denis Schmitt la mise en œuvre et l’application immédiate du principe de précaution en interdisant physiquement l’accès provisoire à ces 2 terrains complémentaires tant que les résultats des enquêtes gouvernementales ne seront pas connus (Juin 2018).

Ce principe de précaution doit prévaloir avant toute autre considération afin de préserver la santé des sportifs et des enfants qui évoluent sur ces surfaces .

Un courrier en ce sens sera adressé dès Lundi matin à la mairie de Longeville les St Avold à l’attention de Mme le Maire .

  

Site ADQV sur la gestion désastreuse du SYDEME …. A consulter absolument !

ADQV

Consultez les différents articles mis en ligne par l’ADQV (Association de Défense pour la qualité de vie du pays de Bitche) sur la gestion désastreuse du SYDEME (Lien Web ci dessous) .

http://www.adqv.net/

Bonne consultation

Bonnet

Polemique

 

Autorisation préfectorale d’épandage des boues du SYDEME

‌Vous trouverez ci dessus un article sur l’épandage des boues du SYDEME suite à l’autorisation du Préfet par arrêté du 18 octobre malgré les avis défavorables de nombreux conseils municipaux (Liste ci dessous) .

Le Préfet comme à son habitude n’en a que faire des habitants et des avis négatifs des conseils municipaux des  communes mentionnée.

Il est grand temps que l’ensemble des habitants se mobilisent contre tous ces projets réalisés seulement dans l’Est de la France car il faut le dire et l’écrire on nous prend pour la poubelle de la France.

Agissez avant qu’il ne soit trop tard et soyez nombreux a aider les initiatives des associations locales qui militent pour l’environnement et bien sur pour le futur de vos enfants.

Liens Associations :

ADQV  de Bitche : http://www.adqv.net/     l’APEL57 : https://apel57.jimdo.com/

Le Bureau

 

epandage1

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Mobilisez vous et rendez vous dans les mairies concernées !

forages-EGL

Regardez la carte des nouvelles demandes de forages d’EGL/FDE, et précipitez-vous en mairie donner votre avis sur ces projets fossiles! Les cahiers d’enquête publique sont à votre disposition :

En mairie de Folschviller :
Du lundi au vendredi : de 08h00 à 12h00 et de 14h00 à 17h00
En mairie de Tritteling
Le lundi : de 14h00 à 17h30
Du mardi au jeudi : de 08h00 à 12h00
Le vendredi : de 14h00 à 17h00

En mairie de Pontpierre:
mardi : de 17h00 à 19h00
Le jeudi : de 09h00 à 11h00
vendredi : de 17h00 à 19h00

Et par mail :
pref-enquete-forages-folschviller@moselle.gouv.fr
pref-enquete-forages-tritteling@moselle.gouv.fr
pref-enquete-forages-pontpierre@moselle.gouv.fr

Merci de partager !

 

Appel à Mobilisation contre les projets de forage de gaz de couche .

téléchargement

A tous,

Il est nouveau grand temps de se mobiliser contre les projets de forage prévus par la Française de l’Energie dans 3 communes . Allez  dans les mairies afin d’inscrire vos remarques et opposition dans les registres prévus ou envoyer un émail ( voir liens ci dessous) .

Des enquêtes publiques concernant la réalisation de nouveaux forages d’exploration de gaz de couche sont ouvertes jusqu’au 25 octobre, en mairie de FOLSCHVILLER, PONTPIERRE et TRITTELING.

Les communes dans le périmètre des travaux sont FOLSCHVILLER, TRITTELING, PONTPIERRE, VALMONT, FAULQUEMONT, LAUDREFANG, TETING-SUR-NIED.

Rendez-vous en mairie pendant les heures d’ouverture pour vous informer et/ou donner votre avis.

Vous pouvez également réagir en envoyant un mail à:
pref-enquete-forages-tritteling@moselle.gouv.fr en précisant les mentions : « forages Tritteling 1B » et « forages Tritteling 2 »
pref-enquete-forages-pontpierre@moselle.gouv.fr en précisant les mentions : «forages Pontpierre 1B» et «forages Pontpierre 2»
pref-enquete-forages-folschviller@moselle.gouv.frpour les forages prévus à Folschviller.

 

Les dossiers de demande de travaux sont consultables via le site : http://www.moselle.gouv.fr/Publications/Publicite-legale-toutes-enquetes-publiques/Enquetes-publiques-en-cours

Nous comptons sur votre participation et faites circuler ces informations .

Le Bureau

Voici  le résultat qui nous attend, si nous ne nous bougeons pas !

schiste-usa-fracking-impact

 

Aberration : De l’argent public pour aider la Française de l’Energie

Source : Article du petit naborien (4/8/2017)

Nous diffusons l’article du petit naborien afin que le plus grand nombre de personnes soit informé de quelle façon l’argent public et de nos impôts est dilapidé par le Conseil Regional dans un projet anti écologique et voué à l’échec depuis le début.

 

Le Conseil Régional Grand Est a décidé de verser 1,75 millions d’euros pour soutenir le projet commun « REGALOR-ressources gazières de Lorraine » au bénéfice de l’Université de Lorraine et de l’entreprise Française de l’Energie.

Il s’avère que :
– La Française de l’Energie explore le sous-sol Lorrain à la recherche de gaz de couche (un hydrocarbure voisin du gaz de schiste qui ne peut être capté que part des drains horizontaux associés à une multiplication des puits).

– C’est une entreprise privée cherchant le profit pour ses dirigeants et ses actionnaires.

– EGL (European Gas Limited), devenu la Française de l’Energie pour surfer sur le Made in France, recherche désespérément du gaz depuis 2006.

– Après plus de 10 années, la société a produit ZERO m3 de gaz en Lorraine !

 

– La Française de l’Energie laisse derrière elle un historique aussi long qu’accablant (impact sur l’environnement, nuisances diverses, incidents, …)

– Ce gaz fossile recherché par la Française de l’Energie n’a pas sa place au sein de la transition énergétique.

– M. Julien MOULIN, patron de la Française de l’Energie, voudrait faire passer ce gaz pour une énergie verte… une incohérence de nature à faire suffoquer d’indignation tous les défenseurs de l’environnement.

Si les actionnaires veulent spéculer sur une entreprise vouée à l’échec, libre à eux, mais pas avec les deniers publics !

Début juillet, Nicolas Hulot, ministre de la Transition Écologique et solidaire, déclarait « Il n’y aura aucun nouveau permis d’exploration pour les hydrocarbures » et annonçait une révision du code minier, révision qui pourrait signer le glas des ambitions de la Française de l’Energie.

 

Alors, M. Julien MOULIN déclarait que si elle ne peut plus explorer le sous-sol Français, « l’entreprise Forbachoise pourrait se tourner vers la Sarre et la Wallonie. »

Par sa contribution le Conseil Régional prend le contre-pied du ministre sans attendre la révision du code minier. L’argent public est dilapidé pour un projet aléatoire.

L’Etat va dans un sens, la Région dans l’autre, et c’est nous qui payons !

Si le ministre tient ses engagements cela voudra dire que nous, contribuables, financerions des expérimentations pour la Sarre et la Wallonie.

Les riverains des forages réalisés, aux résultats pitoyables ont déjà trop subi ! Se dire que notre argent va continuer à financer cette mascarade, c’est inacceptable !

A propos de ce cadeau et avec un cynisme que l’on pourrait deviner, la Française de l’Energie considère que « c’est une étape importante dans l’environnement politique actuel » A rire ou à pleurer ?

Nicolas Hulot freine la Française de l’énergie

FGL

source : Par Arnaud STOERKLER • Journaliste de La Semaine • 10/07/2017

Le ministre d’Etat de la Transition écologique et solidaire a affiché sa volonté d’interdire dès cette année toute nouvelle recherche d’exploration d’hydrocarbures en France, dans un entretien radiophonique du 23 juin. Une volonté politique à rebours des ambitions de la Française de l’énergie en Lorraine, dont deux permis d’exploration sont en cours et deux autres coincés au stade de la demande.

«Il faudra changer la loi, le code minier […] pour interdire toute nouvelle exploration d’hydrocarbure sur les territoires métropolitains et d’Outre-Mer. » Voilà le pavé lancé par Nicolas Hulot dans la mare des énergies fossiles, le 23 juin, lors d’une interview à la radio. En clair, le ministre d’Etat chargé de la Transition écologique et solidaire veut accélérer la fin des énergies finies (pétrole, gaz naturel) au profit des plus propres (solaire, éolien). Un petit coup de massue localement, puisque la Française de l’énergie prospecte depuis 2006 le sous-sol lorrain en vue d’y trouver, pour le commercialiser, du gaz de houille.

Actuellement, l’entreprise possède déjà deux « permis exclusifs de recherches de mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux » validés en leur temps par la préfecture de la Moselle, c’est-à-dire par l’Etat français : intitulés  »Bleue Lorraine » et  »Bleue Lorraine Sud », ils couvrent respectivement 197 et 264 kilomètres carrés du territoire est-mosellan sur un secteur peu ou prou situé dans le triangle Boulay-Moselle, Sarreguemines et Château-Salins.

L’entreprise a déposé deux autres demandes de permis exclusifs de recherches, en attente de validation depuis plusieurs années :  »Bleu Lorraine Nord », qui couvre 360 kilomètres carrés de l’ancien bassin houiller dans la région de Forbach et de Freyming-Merlebach, et  »La grande garde », immense périmètre de 1 977 kilomètres carrés qui embrasse le pays messin et dépasse les frontières mosellanes jusqu’à frôler Briey et Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle). « L’Etat français met beaucoup plus de temps que ne le veut habituellement la procédure, pour traiter ces deux dossiers », avoue Antoine Forcinal, directeur général délégué de la Française de l’énergie. « Ils restent à ce jour ni refusés ni acceptés. »

Détermination

Si les récentes déclarations de Nicolas Hulot sèment davantage le doute que l’espoir au sujet d’une quelconque validation de ces permis, la direction de la Française de l’énergie veut rester optimiste : « Ces PER (permis exclusifs de recherches, ndlr) sont reconductibles au bout de cinq ans, trois fois (soit quinze ans au total, ndlr), dans des conditions très strictes », rappelle Antoine Forcinal. « Nos permis déjà validés en Moselle, ce sont quatre puits de forage et des millions d’euros dépensés (45, ndlr). Si nous ne pouvions pas terminer notre exercice, la situation serait compliquée pour l’Etat, qui devrait a priori nous dédommager. En attendant, nous restons vigilants et continuons notre projet, qui n’a pas subi d’impact significatif. »

Face à cet enthousiasme, deux écueils : d’abord, le ministre d’Etat de la Transition écologique et solidaire semble déterminé dans son action tournée vers un développement plus durable. Sa nouvelle loi doit être « préparée à l’été » puis « votée à l’automne » et, s’il ne nie pas les difficultés de sa mesure concernant les permis déjà délivrés – « Un permis d’exploration, c’est juridiquement un droit de suite [vers] un permis d’exploitation » – , il compte bien montrer aux acteurs de l’hydrocarbure la nouvelle donne française : « Il y a en métropole et dans certains territoires des droits qui ont été donnés. On va quand même essayer de négocier (pour les annuler, ndlr). »

L’autre écueil, c’est le temps qui file pour la Française de l’énergie : après 11 ans de recherches, elle a bien trouvé du gaz de houille mais peine toujours à trouver une technique mature, sans fracturation hydraulique, capable de l’exploiter de manière rentable. Et ses deux seuls permis de recherche en cours atteindront bientôt leurs limites de renouvellement, dans un contexte de moins en moins favorable aux énergies fossiles.